L’ostéopathie : contexte historique, définition et buts

Histoire de l'ostéopathie par Florian Gaubert, Ostéopathie à Uchaud dans le Gard
Andrew Taylor Still (à gauche), fondateur de l’ostéopathie en train d’étudier l’ostéologie (branche de l’anatomie s’intéressant aux os)

A l’origine …

En 1874, un médecin et chirurgien de guerre itinérant basé au Kensas, Andrew Taylor Still, a perdu plusieurs membres de sa famille lors d’une épidémie de méningite foudroyante. Se sentant impuissant face à la maladie, il s’intéresse à une nouvelle médecine basée sur ses connaissances poussées d’anatomiste aguéri. C’est ainsi qu’apparait sous sa première forme l’ostéopathie. 

En 1892, Still inaugure à Kirksville la première école d’ostéopathie du monde: The American School of Osteopathy, rendant officielle sa reconnaissance dans l’Etat du Missouri.  

Après sa mort en 1917, l’ostéopathie est exportée en Grande Bretagne par l’un de ses anciens élèves, Mr J.M Littlejohn, qui crée la British School of Osteopathy (BSO), encore existante aujourd’hui à Londres. C’est ainsi que cette thérapie manuelle s’implante en Europe.

Ce n’est qu’à partir de Mars 2002 qu’elle est officiellement reconnue en France, encadrée par les décrets d’application parus 5 ans plus tard. Il y est défini les actes autorisés, les sanctions aux contrevenants et le format pédagogique minimum nécessaire à l’obtention du diplôme. 

Lors des décrets du 12 Décembre 2014, le ministère de la Santé et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) redéfinissent l’ostéopathie pour en donner une terminologie claire, précise et transparente : 

« L’ostéopathie repose sur l’utilisation du contact manuel pour le diagnostic et le traitement. Elle prend en compte les relations entre le corps, l’esprit, la raison, la santé et la maladie. Elle place l’accent sur l’intégrité structurelle et fonctionnelle du corps et la tendance intrinsèque de l’organisme à s’auto-guérir ». 

L’ostéopathie est de plus en plus populaire en France, et on estime qu’en 2018, 2 individus sur 3 ont déjà consulté au moins une fois un ostéopathe…

Retrouver la cause des symptômes par le diagnostic ostéopathique spécifique 

Toute perte de mobilité des articulations, des muscles, des ligaments ou des viscères peut provoquer un déséquilibre de l’état de santé et affecter l’ensemble des structures composant le corps humain. L’ostéopathie est une thérapie qui s’emploie à déterminer et à traiter ces pertes de mobilité. Fondée sur la capacité du corps à s’autoéquilibrer, elle appuie sa pratique sur une connaissance approfondie de l’anatomie. 

Après un interrogatoire et un bilan approfondie du patient, l’ostéopathe va déterminer précisément les indications et contre-indications de sa thérapie. Par le biais de tests palpatoires spécifiques, il explore le corps à la recheche de zones qui présentent des restrictions de mouvement susceptibles d’altérer l’état de santé. 

Les mains de l’ostéopathe vont ainsi chercher, trouver et réharmoniser l’ensemble des structures perturbées dans leur mobilité.

Elles peuvent aussi retrouver la cause de douleurs inexpliquées, séquelles de traumatismes (physiques ou émotionnels, anciens ou passés inaperçus).

Prévenir et soigner : l’ostéopathie à tout âge de la vie 

Chacun est responsable de son capital santé, qui peut être préservé tout au long de la vie par un suivi ostéopthique régulier. L’ostéopathe traite :

  • le nouveau né, le nourrisson et l’enfant: plagiocéphalie, trouble de l’allaitement, agitation, régurgitation, colique, diarrhée aiguë récurrente, troubles du sommeil, etc…
  • la femme enceinte et en post-partum (aussi bien avant, qu’après le retour de couche)
  • le sportif, le musicien, le travailleur manuel, etc…
  • les suites au interventions chirurgicales, orthodontiques, et orthopédiques

Il choisit la technique la mieux adaptée et la plus confortable pour chaque patient, en fonction de son âge, de sa morphologie et de la zone du corps à corriger

Soigner de la tête aux pieds : 

L’ostéopathie peut traiter tous les grands systèmes du corps : 

  • le système locomoteur: cervicalgie, torticoli, dorsalgie, costalgie, lombalgie, entorse, tendinopathie, accident musculaire, coup du lapin (Whiplash), douleur articulaire, pubalgie, etc…
  • le système digestif: ballônnements, constipation, diarrhée, dysphagie, reflux gastro-oesophagien, hernie hiatale, gastrite, régurgitation, nausées, trouble hépato-biliaire, etc…
  • le système neurologique: névralgie cervico-brachiale, névralgie intercostale, névralgie faciale, névralgie d’Arnold, névralgie pudendale, dystonie neurovégétative, cruralgie, sciatalgie, etc…
  • les systèmes ORL et pulmonaire: otites à répétition, sinusite chronique, acouphènes, vertige fonctionnel, trouble de l’occlusion, trouble de la déglutition, dysphonie fonctionnelle, bourdônnements, asthme, bronchite, maux de tête, bronchiolite, etc… 
  • le système cardio-vasculaire: oppression thoracique, trouble circulatoire des membres inférieurs, congestion veineuse, etc…
  • le système génito-urinaire: dyspareunie mécanique, dysurie, prévention des infections urinaires, dysménorrhée fonctionnelle, ménopause difficile, etc…

Alors vous aussi, pour un bilan ou pour un motif précis, n’hésitez pas à me contacter !

Cet article a 2 commentaires

  1. Quentin

    Toujours intéressant !

  2. Romeo

    Article très interessant et très bien construit, clair et instructif !

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