Pathologies de l’épaule : les bénéfices de l’ostéopathie

Prise en charge de la pathologie d'épaule par Florian Gaubert, Ostéopathe à Uchaud dans le Gard

Définition et causes :

La pathologie d’épaule est un terme générique regroupant les lésions dégénératives ou traumatiques localisées aux tendons des muscles de la coiffe des rotateurs (supra-épineux, infra-épineux, sub-scapulaire, petit rond) et/ou à leurs annexes (bourse synoviale…) ainsi qu’à une partie du muscle biceps brachial ou à sa gaine (ténosynovite). Il s’agit le plus souvent d’une inflammation touchant les tendons, appelée alors tendinopathie.

Ces pathologies sont classées sous trois formes :

  • tendinopathie avec calcification
  • tendinopathie non calcifiante sans rupture
  • tendinopathie avec rupture (partielle, transfixiante, complète)

Prévalence et facteurs de risque :

Les pathologies d’épaule concernent un peu plus souvent les hommes, et touchent une population plus fréquemment comprise entre 40 et 60 ans. Les causes sont multiples. On retrouve le plus souvent : 

  • la pratique d’une activité sollicitant les membres supérieurs au-dessus de l’horizontal de façon répétitive (comme dans certains sports, ou au travail)
  • le port de charge répété
  • certains traitements médicaux de long court pouvant fragiliser les tendons
  • de l’arthrose d’épaule pouvant entraîner des frottements répétés entre tendons et partie osseuse
  • certaines pathologies rhumatismales entraînant des tendinopathies d’épaule
  • un mauvais contexte psycho-social 

Evidemment, plus le nombre cumulé de facteurs de risque augmente et plus le risque de troubles musculo-squelettiques augmente.

Les symptômes de la pathologie d’épaule :

On retrouve fréquemment :

  • une épaule douloureuse, avec une douleur reproduite sur les mouvements mettant en jeu le tendon concerné
  • une limitation d’amplitude articulaire
  • une perte de force musculaire
  • parfois un enraidissement articulaire

Les traitements conventionnels de la pathologie d’épaule :

  • le traitement médical : il consiste en la prescrition du médecin traitant de médicaments antalgiques, anti-inflammatoires non-stéroïdiens par voie orale, mais aussi parfois d’infiltrations cortisoniques sous-acromiales. 
  • la réeducation masso-kinésithérapique : la prise en charge rééducative associe, en fonction du bilan, des techniques antalgiques, de récupération articulaire et musculaire ainsi qu’une reprogrammation neuro-musculaire. La rééducation permet d’apporter un soulagement et une amélioration fonctionnelle sur une durée d’environ deux mois (référentiel de 21 à 25 séances selon la Haute Autorité de Santé).
  • le traitement chirurgical : il trouve son indication dans les formes résistantes au traitement médical et en particulier au terme de 6 mois d’une réeducation bien conduite.

La prise en charge ostéopathique de la pathologie d’épaule :

Dans un premier temps, l’ostéopathe procède à un examen clinique précis de l’épaule pour repérer le tendon en souffrance. 

Après cette étape cruciale, l’ostéopathe va tester la mobilité de toutes les structures du corps afin d’établir un schéma dysfonctionnel pouvant expliquer l’apparition de la pathologie d’épaule. En effet, toute perte de mobilité, notamment au niveau de l’épaule, est potentiellement à l’origine d’un phénomène de sur-sollicitation excessive musculaire. Une restriction de mobilité articulaire locale peut augmenter les résistances mécaniques qui s’opposent alors au travail musculaire. Les muscles devront donc fournir un travail plus important pour mobiliser l’articulation, ce qui est proprice à créer à terme, un terrain inflammatoire local qui s’entretient dans le temps si l’origine du problème n’est pas traité. 

Par un traitement adapté, l’ostéopathe redonne de la mobilité aux régions à l’origine de cette tendinite. 

Le traitement d’une tendinite peut toutefois être long. C’est pourquoi il est important de faire intervenir tous les acteurs de santé dans une prise en charge pluridisciplinaire pour une action complémentaire et plus rapide. 

Les conseils de votre ostéopathe :

  • mettre l’articulation atteinte au repos et privilégier une reprise d’activité progressive
  • appliquer du froid sur la douleur inflammatoire (en évitant la brûlure au contact de la peau : appliquer un pack de congélation à travers un linge), à répéter pendant 30 secondes, toutes les 10 minutes, pendant 1 heure.
  • appliquer sans masser de l’huile essentielle de menthe poivrée ou de gaulthérie (à ne pas reproduire chez la femme enceinte). Pour éviter la brûlure selon la sensibilité de la peau, il est conseillé de diluer l’huile essentielle dans une crème à base neutre.
  • bien d’hydrater en eau 
  • pratiquer une activité sportive adaptée
  • maîtriser et diminuer au mieux les postures et les efforts contraignants
  • privilégier une bonne hygiène de vie
  • prévenir l’apparition de douleurs par un suivi ostéopathique 2 à 3 fois par an

Pour toute question particulière, n’hésitez pas à me contacter !  

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