La prise en charge de l’arthrose en ostéopathie

Définition

L’arthrose est l’affection rhumatologique la plus fréquente et est la deuxième cause d’invalidité en France. C’est la conséquence d’une usure physiologique et pathologique du cartilage, pouvant aussi toucher les muscles, les nerfs, les ligaments, les os et les ménisques. Elle évolue le plus souvent de façon progressive, avec une aggravation lente sur plusieurs années. Elle touche surtout le rachis, le genou, la hanche et la main.

Les facteurs de risque

  • les antécédents familiaux : il existe en effet des facteurs génétiques
  • le sexe féminin : à cause de facteurs hormonaux
  • la ménopause : également à cause de facteurs hormonaux
  • les antécédents de traumatismes : il existe ainsi des facteurs mécaniques
  • la surchage pondérale : elle entraîne l’usure prématurée des articulations portantes

Les signes cliniques :

Il existe une grande discordance entre la sévérité de l’arthrose et les plaintes fonctionnelles : un patient peut avoir peu d’arthrose et en souffrir beaucoup, alors qu’un autre peut en avoir beaucoup et en souffrir très peu.

Les douleurs sont mécaniques avec parfois des poussées inflammatoires congestives. On retrouve:

  • des douleurs augmentées aux mouvements ou après une sollicitation excessive, soulagées par le repos. Il est possible de ressentir des épisodes douloureux aux changements climatiques.
  • une diminution de l’amplitude articulaire à la mobilisation
  • des raideurs matinales
  • parfois des déformations articulaires

Les traitements

Il existe quatre piliers de traitement dans la prise en charge de l’arthrose :

  • l’éducation :

– modification du mode de vie
– économie articulaire
– exercices de réeducation
– perte de poids

  • des mesures non pharmacologiques

– réeducation en kinésithérapie
– cannes
– orthèses
– semelles
– thermothérapie
– neuro stimulation électrique transmutante (TENS)

  • des mesures pharmacologiques :

– prise d’antalgique
– prise d’anti-inflammatoires non stéroïdes (AINS) : local ou oral
– prise d’anti-arthrosique symptomatique d’action lente (AASAL)
– viscosupplémentation : acide hyaluronique, effet symptomatique de
longue durée
– infiltration : corticoïdes, d’effet symptomatique de quelques semaines
– prise de compléments alimentaires : curcuma (pendant au moins 3 mois), gingembre, thé vert, griffe du diable, oméga 3, bambou, prèle, ortie (silicium), cassis, argile (en cataplasme)

  • la chirurgie :

– mise en place de prothèse totale ou partielle
– correction d’axe

La chirurgie est le seul traitement qui fait disparaître les douleurs du jours au lendemain. L’opération est en générale indiquée quand la douleur est réfractaire et la fonction altérée.

La place de l’ostéopathie dans la prise en charge de l’arthrose :

Dans un premier temps, un interrogatoire précis est mené pour faire préciser au patient ses douleurs, ses antécédents médicaux, son contexte bio-psycho-social (alimentation, pratique d’une activité physique, prise de poids, etc …). Il est important de repérer les facteurs de risques avant d’aborder la pratique. Un examen clinique pourrait ensuite être mené pour s’assurer que la douleur du motif de consultation ne vient pas d’un autre type de lésion (traumatisme notamment). Ensuite, à l’aide de l’interrogatoire et des clichés radiologiques, l’atteinte lésionnelle ainsi que l’évolution de l’arthrose pourra être évaluer lors de la consultation.

L’ostéopathe teste la mobilité des différentes structures du corps (articulations, ligaments, fascias, viscères, etc …). Si des restrictions de mobilité sont constatées, l’ostéopathe mettra en place des techniques adaptées pour traiter le schéma dysfonctionnel afin de permettre de diminuer les contraintes mécaniques qui s’appliquent sur une zone précise. Des déséquilibres posturaux peuvent entraîner ces contraintes pouvant favoriser l’apparition d’arthrose. L’ostéopathe mettra alors en place des techniques adaptées pour traiter le schéma dysfonctionnel afin de permettre de diminuer les contraintes mécaniques qui s’appliquent sur la zone lésée.

Il existe aussi spécifiquement des techniques à visée décongestives et de décompression ce qui permet de réaliser un pompage vasculaire d’une articulation et de ses élements capsulo-ligamentaires. Le but est de diminuer les troubles de tonicité musculaire, de favoriser le drainage vasculaire et d’augmenter la production de liquide synovial dont la fonction est de lubrifier une articulation. Il s’agit de techniques particulièrement adaptées dans la prise en charge de l’arthrose. 

D’autre part, par son travail global, l’ostéopathe lève les éventuelles compensations à distance pouvant résulter d’une boiterie ou d’une mauvaise adaptation posturale consécutive aux douleurs entraînées par l’arthrose.

Pour toute question supplémentaire, n’hésitez pas à me contacter !

La prise en charge en ostéopathie ne se substitue pas à un suivi régulier en médecine allopathique. D’autre part, il peut exister des contre-indications à la prise de complément alimentaire. Pour toute question à ce sujet, vous pouvez joindre votre médecin traitant.


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