La prise en charge des colites en ostéopathie

Définition : qu’est-ce que la colite ? 

Il s’agit de l’inflammation structurelle des intestins se traduisant par deux formes pathologiques :

  • la rectocolite hémorragique : c’est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, prédominant au niveau du rectum, pouvant parfois atteindre le côlon. Elle évolue par poussées successives entrecoupées de périodes de rémission.
     
  • la maladie de Crohn : il s’agit de l’inflammation chronique de l’intestin, beaucoup plus segmentaire que la rectocolite hémorragique, pouvant tout toucher du gros côlon à l’intestin grêle. 

Les colites touchent une personne sur mille, plutôt la femme, avec des pics à l’âge de 30 ans et à l’âge de 50 ans.

Attention, la confusion est fréquente, mais la colite n’est pas identique au syndrome de l’intestin irritable.

Les signes cliniques :

la rectocolite hémorragique :

  • douleur localisée au niveau de la fosse iliaque gauche
  • rectorragie : émission de sang dans les selles venant du rectum, parfois avec du pus et des glaires
  • diarrhées
  • fatigue chronique
  • fièvre 

la maladie de Crohn :

  • douleurs abdominales plutôt généralisées
  • diarrhées fréquentes, selles avec du mucus
  • sang dans les selles avec hémorragie importante
  • amaigrissement et fatigue chronique 
  • fièvre
  • manifestations extra-digestives possibles : douleurs articulaires, pneumopathies à répétition, aphtes buccaux, troubles dermatologiques, etc … 

Les causes des colites restent encore méconnues. Il semblerait que des facteurs génétiques, environnementaux (alimentation, prise de certains médicaments, tabac …) et immunitaires jouent un rôle dans le développement de la maladie. 

Les traitements médicaux : 

Le traitement médical consiste à réduire l’inflammation et nécessite un suivi régulier. Il est le même pour la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn :

un traitement lors des crises : c’est un traitement visant à limiter les symptômes de la maladie : 

  • anti-diarrhéïque
  • anti-inflammatoire intestinal
  • antalgique 

un traitement d’entretien : en dehors des crises douloureuses

  • traitement diététique
  • traitement spécifique : corticoïdes, immunosuppresseurs, etc …
  • traitement chirurgical : colectomie (ablation d’une partie de l’intestin) en cas de poussées intenses et lorsque la portion intestinale touchée est trop atteinte

L’ostéopathie dans la prise en charge des colites :

Tout d’abord, l’ostéopathe réalise un interrogatoire précis pour comprendre le contexte de la maladie. Puis, il réalise un bilan global pour établir son diagnostic ostéopathique qui lui permettra de savoir sur quelles structures il devra et pourra travailler. 

Le but de l’ostéopathe est d’agir sur la mobilité des viscères de l’abdomen, hors crise inflammatoire aiguë, mais aussi sur toutes les structures en lien, pendant et en dehors des crises : sur le diaphragme, la région lombaire, le bassin, certaines zones vertébrales … Son action est mécanique, neurologique et vasculaire pour libérer les tensions, améliorer la fonction digestive, diminuer la douleur et augmenter la durée des phases de rémission.

Parfois l’ostéopathe est amené à travailler sur des zones à distance de l’abdomen, comme au niveau des vertèbres cervicales, pour agir sur des structures influençant l’activité neurologique des organes digestifs.

Aucun traitement ne permet de guérir complètement de cette maladie digestive, mais la prise en charge des colites en ostéopathie permet de mieux vivre avec en diminuant notamment la fréquence et l’intensité des crises inflammatoires. La colite étant chronique, il est recommandé d’avoir un suivi complet et régulier, curatif mais aussi préventif.

Le contexte environnemental de l’individu ayant un rôle non négligeable dans l’apparition de la maladie, l’ostéopathe pourra donner certains conseils pour limiter l’impact négatif des symptômes sur la qualité de vie de son patient : stress, alimentation, tabac … Il pourra également recommander au patient lorsque cela est nécessaire, de consulter d’autres praticiens (sophrologue, psychologue, hypnothérapeute …). En effet, une prise en charge complémentaire permet au patient atteint d’avoir un traitement pluridisciplinaire le plus efficace possible.

Pour toute question supplémentaire, n’hésitez pas à me contacter !

Laisser un commentaire

Fermer le menu